12 avril 2008
Au nom des droits de l’homme, les députés européens se sont prononcés contre la riposte graduée envers les internautes téléchargeurs.
Le projet de loi sur la riposte graduée, soutenu par Nicolas Sarkozy, n’a pas encore été adopté qu’il est déjà vertement critiqué par l’Union européenne. Les parlementaires des 27 pays membres ont adopté ce jeudi 10 avril un rapport sur les industries culturelles en Europe. Celui-ci prend position contre la « criminalisation des consommateurs qui ne cherchent pas à réaliser de profits [en proposant des titres piratés en téléchargement] . Pour les députés, le tout-répressif ne constitue par la bonne solution pour combattre le piratage numérique ».
Par 314 voix contre 297, le Parlement a approuvé l’amendement déposé par les députés socialistes Guy Bono et Michel Rocard, pour s’opposer à la riposte graduée, une mesure qui fait partie de l’arsenal antipiratage préconisé par le rapport Olivennes. Cette disposition vise à priver d’accès Internet les personnes prises plusieurs fois en flagrant délit de téléchargement illicite. Les parlementaires européens estiment que la privation de connexion va « à l’encontre des Droits de l’homme, des droits civiques ».
Un modèle français jugé « liberticide »
Pour Guy Bono, la coupure d’accès « Internet est disproportionnée [...] elle est une sanction aux effets puissants, qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l’accès Internet est un droit impératif pour l’inclusion sociale ». Le texte approuvé ce jeudi a notamment été soutenu par l’ensemble des députés suédois, dont le gouvernement a rejeté le modèle français jugé « liberticide ».
Ce vote des parlementaires européens est avant tout symbolique, et ne constitue pas une obligation pour les Etats membres. Mais il va donner du grain à moudre aux opposants de la riposte graduée. Cette mesure fait partie du projet de loi du Gouvernement sur la lutte contre le piratage en ligne, actuellement en préparation. Dans sa dernière version, ce texte prévoit d’alerter par e-mail les internautes pris pour la première fois en flagrant délit de piratage. En cas de récidive, ces derniers recevront un courrier recommandé avec accusé de réception leur proposant une transaction. Soit ils acceptent d’être privés de connexion Internet pendant 6 mois à 1 an, soit ils passent devant les tribunaux.
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Publié par Leo
6 janvier 2008
2008 sera peut-être à marquer d’une pierre dans l’histoire des réseaux P2P. Tout le monde se souvient de ces premiers réseaux dits cryptés tels que l’étaient Freenet et AntP2P par exemple et qui garantissaient l’anonymat des utilisateurs ainsi que leur bonne foi. Ces réseaux pêchaient par leurs difficultés d’appréhension, leur ergonomie pas tellement à la pointe ainsi que le manque de contrôle des contenus hébergés sur les disques dur des utilisateurs.
Aujourd’hui, Pablo Soto, plus connu comme le père du protocole MP2P (Manolito P2P) qui avait engendré Rockitnet et Blubster par exemple, et bien, Pablo nous revient avec un nouveau concept, reprenant le meilleur des idées des premiers réseaux cryptés.
L’interface est soignée et s’intègre directement à votre navigateur par défaut puisque Omemo se présente comme un service Windows qui tourne en arrière plan. Omemo permet, contrairement à d’autres réseaux de ce type, le filtrage des contenus illicites, à caractère pédophile par exemple, qui pourraient, du fait du fonctionnement de ce type de réseau, être hébergés sur votre disque dur.
La configuration est simple : vous choisissez l’espace disque que vous souhaitez partager avec le reste de la communauté, Omemo créé ensuite un disque virtuel sur votre machine (0 :\), accessible via l’interface du logiciel dans votre navigateur, où sont/seront classés tous les contenus partagés formant ainsi un gigantesque espace de partage, sécurisé et anonyme. La cauchemar de nos élites, celles qui ont pondu la loi DADVSI et le rapport Olivennes.
Omemo permet de garantir un certain anonymat, tout utilisateur ne sachant pas ce qu’il héberge sur son disque dur (crypté) et rend la détection des personnes ayant partagé du contenu quasiment impossible.
Aujourd’hui le seul défaut du réseau est sa relative lenteur au téléchargement comparé à des BitTorrent ou des eMule ; mais nul doute qu’avec un code source en GPL, l’augmentation des bandes passantes, et la répression plus accrue contre les citoyens, ce réseau a un bel avenir.
via Open Files
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Publié par Leo
17 décembre 2007
Le gouvernement devrait légaliser les « écoutes » informatiques. Un volet de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure autoriserait la police à installer des chevaux de Troie.
lire l’article de 01net
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Publié par Leo